Avant d'acheter ce commerce
L'annonce vous donne le prix, le loyer et les mètres carrés. Elle ne vous dit pas qui vend, ni depuis combien de temps l'annonce elle-même attend. Nous avons compté le marché nous-mêmes, et nous vous montrons où votre annonce s'y situe.
Le conseil de renoncer est gratuit, et inutile
« Des gens, des familles arrivaient ici avec l'argent de leur retraite et, sans la moindre vérification et sans savoir tenir un bar, y investissaient jusqu'au dernier centime. » — britishexpats.com, fil « Dont buy a bar in spain », 1er décembre 2008.
« La pire erreur de ma vie. N'y réfléchissez pas à deux fois : réfléchissez-y vingt fois. » — r/askspain, « Buying/transferring a bar in Spain » : un acheteur cite l'ancien propriétaire.
Les forums répondent tous la même chose. Ce conseil est gratuit, et il est inutile : il ne parle pas de votre annonce. Un avocat regardera la vôtre, des semaines plus tard, pour un montant à quatre chiffres. Entre ces deux portes, il n'y avait rien.
Ce que nous avons compté nous-mêmes
Le 2 août 2026, nous avons parcouru 345 annonces de commerces à vendre sur milanuncios, une par une, à la main. 344 d'entre elles portaient une date de publication.
- Depuis combien de temps l'annonce est réellement en ligne
- La moitié était en ligne depuis plus de 146 jours, et 28 % depuis plus d'un an. Le portail les affichait presque toutes comme « actualisées aujourd'hui ».
- Où se situe le prix face à des commerces comparables
- Chaque pourcentage est donné avec le nombre d'annonces sur lequel il a été calculé.
- Ce que l'annonce passe sous silence
- Dans un comptage distinct de 140 annonces, 10 % indiquaient un chiffre d'affaires et 1 % un bénéfice.
Ce comptage est espagnol. Nous n'avons pas compté le marché portugais nous-mêmes, et nous ne présentons pas un chiffre espagnol comme s'il était portugais.
Trois peurs, et ce que nous faisons de chacune
De chacune nous disons deux choses : ce que nous regardons, et ce que nous ne regardons pas. Cette seconde ligne n'apparaît presque jamais sur une page qui veut vous vendre quelque chose.
- « Le vendeur m'a déjà caché quelque chose »
- Nous regardons ce que l'annonce ne nomme pas — chiffre d'affaires, loyer, surface, licence, qui vend — et à quel point ce silence est rare. Nous ne regardons pas l'intention du vendeur : nous ne jugeons pas s'il ment. Nous séparons ce qu'il affirme de ce qu'il tait.
- « Les chiffres ne vont pas tomber juste »
- Nous regardons depuis combien de temps l'annonce attend un acheteur et où son prix se situe parmi les comparables. Nous ne regardons pas les comptes du vendeur : confronter ses chiffres à ses propres documents est un autre travail, à un autre tarif.
- « J'achète depuis un autre pays et je fais confiance à quelqu'un sur place »
- Nous regardons l'annonce avant que vous n'envoyiez quoi que ce soit. La lecture vous parvient à vous et ne dépend pas de quelqu'un sur place pour vous l'expliquer. Nous ne regardons pas les personnes : nous ne vérifions ni votre associé, ni l'intermédiaire, ni la sécurité d'un paiement.
Si vous venez de l'extérieur de l'UE, le commerce est souvent aussi votre voie vers un titre de séjour. Cela ne change pas ce que nous lisons, mais cela augmente le prix d'une erreur.
Par où commencer
Commencez par l'étape gratuite. L'extension montre une annonce ouverte face au marché mesuré, directement dans votre navigateur. L'auto-vérification vous donne une liste de questions à poser au vendeur. Ni l'une ni l'autre ne demande de compte.
Plus en profondeur : 550 € face au registre public et 950 € face aux documents du vendeur lui-même. L'étape gratuite vous dira si l'affaire mérite l'un ou l'autre.